Samedi 15 avril 2017

Monts_d'ArréePLOUNÉOUR-MÉNEZ

Sur la crête des monts d’Arrée
– 10 h
Territoire(s), cheminement et poésie
Balade poétique en compagnie de Gwenaëlle Rébillard
Inscription obligatoire (25 participants maximum) / 6 euros :
écrire à festival-les-possibles@orange.fr

Plounéour-Ménez
Café-restaurant Roc’h Trédudon (place de l’Église)
– 17 h 30
Réveiller les possible(s)
Lecture de Stabat Mater Furiosa de Jean-Pierre Siméon par Sophie Hoarau
– 19 h Petits plats, petites assiettes, un temps repas
Réservation obligatoire : écrire à festival-les-possibles@orange.fr
– 20 h 30
Dire les désastres, les impossible(s)
Lecture de Et qui hante de et par Brigitte Mouchel
Lecture de poèmes de Charlotte Delbo par Sophie Hoarau
– 21 h 30
Lecture de Inventaire, un souffle de et par Julien Simon, avec Sandrine Jacquemont

Toutes les lectures sont en entrée libre, participation aux frais bienvenue…


> STABAT MATER FURIOSA DE JEAN-PIERRE SIMÉON

Lu par Sophie Hoarau, ce texte, paru en 2000 aux Solitaires intempestifs, est le cri solitaire d’une femme qui se rebelle contre la guerre et la violence, une objection de conscience. La révolte d’une femme qui condamne « le » responsable des guerres dévastatrices et meurtrières. « Non ! » son cri est clair. Au nom de toutes celles qui ont connu deuil, viol, torture, injustice, elle dit « stop » avec véhémence. Un traitement par électrochocs, pour réveiller les consciences, éjecter et chasser la douleur qu’on porte en soi.

> ET QUI HANTE, DE BRIGITTE MOUCHEL

Brigitte Mouchel porte une « attention éperdue » à « ceux qui s’approchent, tendus, ceux qui s’écroulent – avec l’enfant, les ballots, les sacs en plastique… », les réfugiés. Elle dit les traces d’errance, qui persistent et qui hantent, les rumeurs d’une actualité (d’un monde) tragique…

> CHARLOTTE DELBO, LUE PAR SOPHIE HOARAU

Charlotte Delbo travaille avant la guerre comme assistante du metteur en scène et comédien Louis Jouvet. Elle s’engage en 1941 dans la Résistance et sera arrêtée en 1942. Déportée à Auschwitz par le convoi du 24 janvier 1943 parmi 230 femmes, elle sera l’une des 49 rescapées. À son retour, elle écrit le témoignage de ce qu’elles ont vécu, publié sous forme de trilogie, à partir de 1965, sous le titre Auschwitz et après (éditions de Minuit).

> INVENTAIRE, UN SOUFFLE DE JULIEN SIMON

Ces poèmes sont des fragments dans l’ensemble du travail effectué par Julien Simon autour de l’histoire tragique d’une famille juive en Bretagne, les Perper (Ihil et Sonia, leurs trois enfants Rosine, Odette et Paul), originaires de Roumanie, établis à partir de 1935 à Brasparts et à Plounéour-Ménez, où ils sont arrêtés par les gendarmes français en 1942, puis assassinés dès leur arrivée au camp de Sobibor en 1943. Ce n’est pas en historien mais en poète que Julien Simon entend rendre la profonde humanité de ces « personnages ». C’est un chant qui monte et nous permet d’entendre, de toucher véritablement à la ténuité d’une vie – à sa richesse et à son prix.