2017, une intention

Territoire(s)
Tout d’abord parce que notre festival s’ancre dans les monts d’Arrée : ce «gaste pays» que les chevaliers de la Table ronde auraient traversé. C’est-à-dire un espace abandonné et aride, comme une périphérie que nous voulons réenchanter de tous les possible(s) poétiques. Territoires, ce sont aussi toutes les étendues dont chacun se réserve l’usage, et cela même à son insu. Entendons-le largement : les territoires comme ceux de classes, de genres, de couleurs de peau… comme des traits sociaux ou culturels qu’on peut soulever ou choisir… comme autant de possible(s).

Exil(s)
Être hors de son pays, de son milieu, de sa culture ou même de son espace vital… émigration, bannissement, et même déportation… les mots disent la violence de l’obligation à abandonner et à perdre. Ces exils sont nécessité et détresse – ils sont alors des impossible(s). Mais ils peuvent être aussi un choix à s’élire ailleurs qu’en ses territoires destinés, à s’engager sur des chemins de traverse des possible(s).

Mouvement(s)
Un territoire quel qu’il soit est un lieu de conflits, individuels ou collectifs, car il est aussi le lieu d’autres champs qui s’entrecroisent pour former une identité, fermée ou ouverte. Et si on voulait choisir le mouvement ? Garder l’espoir d’un déplacement ? Bousculer les normes qui assignent ? Alors les mouvements seraient essentiels, comme autant de luttes à entreprendre, autant de possible(s) – po(é)sibles – à ouvrir perpétuellement.

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